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Chemin de Saint Guilhem le Désert
dimanche 9 juillet - dimanche 16 juillet 2023
Cette antique voie de transhumance ovine reliait l’arrière-pays montpelliérain au plateau volcanique de l’Aubrac. Les bergers conduisaient chaque saison leurs bêtes depuis les garrigues desséchées jusqu’aux fraîches et verdoyantes pâtures de l’Aubrac.
cliquer sur la carte pour de nombreuses infos sur le chemin
.
Mais le chemin de Saint Guilhem est également un itinéraire emprunté dès le Moyen Âge par les pèlerins, qui faisaient le détour par l’abbaye de Gellone pour se recueillir devant les reliques de la Sainte Croix et de saint Guilhem, avant de poursuivre vers Saint-Jacques-de-Compostelle ou vers Rome.
- jour 1 dimanche 9 juillet
Cette première journée sera consacrée aux trajets voiture et à une très très courte étape. Entre Saint Etienne et Aumont Aubrac, il y a 162 kilomètres et 2h40 de trajet. Arrivés à Aumont, navette voiture entre Aumont et Ste Enimie en aller retour , soit 2 fois 60 kilomètres, environ 2 heures.
Etape Aumont-Lasbros, 6,5 km
Nous sommes sur la cinquième étape (depuis le Puy) du Chemin de Compostelle ou Via Podiensis qui relie Aumont à Nasbinals Ce faible kilométrage est du d'une part au découpage des autres étapes, d'autre part à l'absence de dispobinilité dans le prochain gîte.
repas et nuitée chez Marie en Aubrac

A la sortie
de la Chaze de Peyre
et avant Lasbros,
se trouve
la chapelle de Bastide,
"la chapelette"
bien connue des pèlerins.
- jour 2 lundi 10 juillet
Etape Lasbros-Nasbinals 18,5 km
Le chemin passe par le joli hameau de Rieutort d'Aubrac, voir l'abreuvoir.
hébergement au centre d'accueil Nada, repas du soir et petit déjeuner au restaurant


le parvis
de la belle église romane
de Nasbinals
- jour 3 mardi 11 juillet
étape Nasbinals-St Chély d' Aubrac 16,5 km
Nous changeons de département : de Lozère, nous passons en Aveyron.
Le tronçon exact de cette étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle a été reconnu par l'Unesco comme patrimoine naturel mondial de l'Unesco . Nous traverserons les pâtures où paissent les célèbres vaches aux beaux yeux et cornes en lyre. Le plateau rude et majestueux qui faisait tant peur aux pèlerins d'autrefois est aussi reconnu pour ses villages comme patrimoine culturel bâti . A mi étape, nous nous arrêterons à Aubrac. Aubrac, avait une triste réputation : lieu d'horreur et de vaste solitude , froid et rigoureux , domaine des loups et des bandits. Le village est le cœur du plateau d'Aubrac, paysages de solitude et de sérénité.
Voir à Aubrac, la Tour des Anglais, construite au XIVè pour repousser les attaques anglaises et l'ancienne Dômerie. Sa célèbre cloche des perdus car elle aidait les pèlerins à retrouver leur chemin.
hébergement et repas au Relais Saint Jacques
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le vieux pont de Saint Chély d'Aubrac
classé au patrimoine mondial
Aubrac,
la Tour des Anglais
- jour 4 mercredi 12 juillet
étape St Chély d' Aubrac - les Rajas 18 km
Etape "pur jus Aubrac" ! Nous traversons le plateau et nous dormons au milieu des troupeaux
dans le célèbre buron où ont été tournées des scènes du film "Saint Jacques la Mecque".
Passage aux hameau des Enfrux, plus loin la croix de la Rode marque la limite Lozère-Aveyron, puis arrêt sans doute au Relais des lacs au col de Bonnecombe pour rejoindre le buron.
hébergement et repas au Buron des Rajas, chez Denise


le buron des Rajas
croix de la Rode
CLIQUER POUR LE FILM
SAINT JACQUES-LA MECQUE
- jour 5 jeudi 13 juillet
étape les Rajas - Saint Germain du Teil 18 km
Je propose que nous fassions un aller-retour par le signal de Mailhe Biau,
1469 m,point le plus haut de l'Aubrac.
Plus que huit kilomètres ensuite jusqu'au col du Trébatut pour profiter de la solitude et l'immensité du plateau avant de rejoindre Saint Germain du Teil en Lozère, porte d'entrée (ou de sortie pour nous) de l'Aubrac. Pas de panique : il n'y a que 900 habitants à Saint Germain ! Ce seraient les tilleuls que l’on trouve à l‘entrée du village qui lui auraient valu son nom bucolique, « teil » désignant cet arbre en occitan.
A voir : l'église . A savoir : Saint Germain du Teil a pris à coeur le soutien des enfants et adultes handicapés et entretien un lien très fort avec l'association "le clos du nid".
hébergement et repas chez Coco

cliquer sur photo pour
en savoir plus sur "le nid du clos"
eglise de st germain
- jour 6 vendredi 14 juillet
étape Saint Germain du Teil - le Gazy 21 km
Changement d'ambiance, nous quittons l'Aubrac.
A mi étape, arrêt obligé pour visiter la Canourgue, la Petite Venise lozérienne.
cliquer sur photo pour en savoir plus sur la canourgue
Développée autour d’un monastère au VIIe siècle, au pied du Causse de Sauveterre, aux portes
de l’Aubrac et des Gorges du Tarn, La Canourgue s’ouvre sur la vallée du Lot, son altitude est
de 563m. Située dans le département de la Lozère, aux confins des départements de la Lozère
et l’Aveyron, en périphérie du Parc Naturel Régional des Grands Causses, la commune compte
actuellement prés de 2126 habitants répartis sur le village et ses hameaux.
hébergement au Gazy
- jour 7 samedi 15 juillet
étape le Gazy - Sainte Enimie 18,5 km
A la sortie de la Canourgue, nous avons déjaà rejoint le Causse. L'étape du jour qui nous emmène à Sainte Enimie se déroule dans ces paysages de pelouse. Ces vastes étendues calcaires sont nées de plusieurs milléniaes de pastoralisme. Bergers et ovins peuplent toujours ce pays aux allures de désert, qui connait des hivers rigoureux et des étés torrides. L'influence méditeranéenne ou atlantique est contrée par l'altitude
le causse près Champerboux
à 11 km de notre hebergement
Après Champerboux, plus que 8 kilomètres pour atteindre Sainte Enimie.
Le village est classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Sur les pentes d'un canyon creusé par les gorges du Tarn, Sainte-Enimie étage ses massives demeures de calcaire au pied d'un ancien monastère bénédictin dont subsistent une chapelle et une salle capitulaire. A ses pieds, la source de Burle qui aurait guérit la princesse mérovingienne Enimie de la lèpre... L'architecture de Sainte-Enimie dénote son origine médiévale : on y déambule dans les vieilles rues pavées en galets du Tarn, on croise des maisons typiques et les placettes restaurées jusqu'à l'ancien monastère du VI ème siècle, un bond à travers le temps ! Ancien chemin de pélerinage sur le chemin de Saint Guilhem, le village célèbre sa patronne chaque annéee le premier dimanche d'octobre.
hébergement au Centre d'activités pleine nature

- jour 8 dimanche 16 juillet
Poursuite de la visite de Sainte Enimie
Nous avons laissé 2 voitures à Ste Enimie le dimanche 9 juillet.
retour voiture Sainte Enimie-Aumont 60 km
Arrêt éventuel à la Canourgue pour complément de visite
A Aumont, nous récupérons la troisième voiture et nous repartons pour Saint E.
retour voiture Aumont- Saint Etienne 162 km
Infos pratiques
rando itinérante avec ou sans portage du sac/
distance à pied 115,6 km
10 places, coût 348€
3 voitures navette voitures entre Aumont et Sainte Enimie
Ne sont pas inclus les picnics de midi, les boissons, le repas du soir à NASBINALS.
le portage du sac du soir 9€/jour soit 9 x 5 = 45€
Inscription par envoi du réglement à l'ordre de "chemins d'aventure, 15 rue du 29 Brumaire 42100 Saint Etienne
Retour du séjour montagne à Névache
16-22 août 20
DIMANCHE : acheminement et INSTALLATION
Dimanche 16 août, départ de St E en covoiturage, nous sommes 10, 3 voitures. La famille F. nous rejoindra plus tard. Arrêt habituel à Bourg d'Oisans pour une pause visite et boisson.
A Val des Prés (15 km de Névache), nous abandonnons notre projet initial de visiter la "grotte des 50 ânes", elle n'est plus accessible. Nous pique-niquons un peu plus loin dans un superbe décor d'alpage, au col de l'Echelle Il est trop tôt pour emménager au gîte, aussi décidons-nous de visiter Névache. Panique : c'est la foule dans les ruelles ! Comme nous sommes dimanche, j'espère que la semaine sera plus calme. (En réalité, je ne le saurai pas : rentrée de rando vers 18h chaque soir, je n'aurai pas l'occasion de retourner me balader dans le village.)
Nous découvrons ensuite notre hébergement à la Découverte : une chambre agréable pour les F., et pour le reste de la troupe, 2 dortoirs, comme prévu...Mais espace très, très restreint : 3 fois deux lits chez les filles, guère de place au milieu. Pas mieux pour les garçons qui sont 4... mais un grand jardin propose des chaises longues. Nous découvrirons bientôt l'autre "plus" de l'établissement.
Nous discutons du programme des jours à venir. J'ai prévu des randos à "double casquette", une rando accessible à tous + possibilité d' une extension "haute montagne" pour ceux qui seront prêts à faire quelques centaines de dénivelé positif supplémentaires. Mais pour préserver la sérénité des troupes, je ne dis rien de l'option complémentaire que j'ai prévue et qui augmente la durée de la randonnée de 2/4 heures.
Nous passons à table et c'est un régal ! Les louanges que j'ai lues sur Internet, se vérifient. Ce sera délicieux tous les soirs : Kristina, qui vient de Californie, nous régale de plats salés/sucrés, mélange légumes et fruits. Sa soupe de tomates est inoubliable, le gaspacho de pastèque inattendu, la raclette ...monumentale ! Son mari, Benoit, au service et à la gestion, a acheté une partie de cet ancien grand hôtel de Névache qui appartenait à la famille Mouton. Il connait très bien les balades du coin, il sera d'excellent conseil.


lundi 17 août : journée test
Nous partons vers 9h30, sachant qu'à partir de 10 h, les voitures ne sont plus autorisées à circuler, il faut emprunter la navette. Je propose une rando facile (+ 680 m, difficulté 1) pour le premier jour, avec une petite idée derrière la tête.
refuge de Buffère, col de Buffère 2427 m
Nous laissons les voitures au Pont de Rately, 1734 m et commençons par une montée soutenue sur le GR 57 dans une belle forêt de mélèzes. Aux Chalets du Serre, nous parvenons à un replat dans le vallon de Buffère. Nous poursuivons la montée sur un large chemin caillouteux. Le refuge est bientôt là.
Une exposition à ciel ouvert, "Triptyque" a été installée à l'occasion des 30 ans du refuge. Des photos, "le temps des potirons" et 3 sculptures sur le thème du temps et de la nature ont pris place sur le sentier à une altitude de 2076 mètres, avec pour toile de fond la montagne ensoleillée de la Haute Clarée.
Le temps de nous étonner autour de cette expo, nous reprenons notre chemin vers le col. Nous dépassons la chapelle Saint Ignace, le sentier suit le ruisseau en pente douce, puis grimpe au col sous lequel un blockhaus témoin de la ligne Maginot a été construit. Nous sommes sur l'alpage, il fait grand vent. En face de nous, un troupeau de moutons forme un groupe compact, (nous croiserons le berger un peu plus tard) en contrebas, au fond de la vallée de la Guisane, c'est la station de Serre Chevalier . Une fois tous arrivés (à l'exception de N. qui est restée flâner autour du refuge et M. qui est redescendu), nous pique-niquons sur le versant le moins exposé .
Et c'est là que je fais part de mon projet :
continuer jusqu'au sommet du Grand Aréa 2869 m
Je sais que ce sommet du massif des Cerces est accessible, je l'ai fait il y a 9 ans. C'est une classique du Briançonnais. Je profite de la présence des 2 bergers qui se trouvent là pour confirmer ma certitude, je leur demande à combien ils évaluent le temps pour parvenir au sommet, réponse : 1h30. Il n'est pas tard, le début du sentier est plutôt sympathique, on devine de jolis lacets...
Si bien que sommes 7 à nous engager, tandis que B. et Y vont rejoindre N. au refuge.
Du col, nous quittons le GR 57 pour partir à gauche par un sentier bien marqué qui petit à petit se redresse, fait place à des passages rocheux et nous parvenons au sommet où nous rejoignons un groupe de jeunes, montés depuis Serre Chevalier. Vue formidable sur les Ecrins, la Vanoise, les Alpes italiennes.
Nous redescendons par le même itinéraire, (je m'étais trompée de versant la dernière fois, et j'en garde un souvenir cuisant (aucune trace, descente directe dans la caillasse, deux camarades paralysées par l'angoisse à gérer). Nous nous arrêtons au refuge de Buffère pour une pause boisson et retour à la Découverte.
en conclusion, test réussi !
Nous avons fait facilement un dénivelé de 1000 m+ ce premier jour, nous savons que c'est possible, nous sommes prêts psychologiquement à renouveler la performance . En soirée, E. dirige dans le jardin quelques "étirations " et dodo.

Rately

buffere pont du Rately

col_Buffère

Rately
1/9

Aréa_paysage

Aréa_poteau

au dessus de 2800 m

Aréa_paysage
1/9
mardi 18 août : les premiers lacs
lac laramon 2359 m, lac du serpent 2448 m et plus....
Une super rando aujourd'hui, rafraîchissante et pastorale, une autre
des incontournables des beaux alpages de la Clarée.
Aujourd'hui, nous laissons les voitures à Fontcouverte, 1857 m. Le sentier pour le lac se prend juste derrière le refuge, il rejoint bientôt le GR 57, s'élève en lacets. Il y a foule sur ce large chemin qui, par une une montée raisonnable et constante, nous conduit au refuge de Ricou au sortir du mélèzin. Il franchit le verrou et nous découvrons, installé dans un replat de la pente, le lac Laramon, le plus grand des lacs de la Clarée (3 hectares). Vue sur les majestueux sommets des Ecrins.
Quelques vingt minutes plus tard, nous atteignons sur un sentier un peu plus escarpé, le lac du Serpent, 2448m, beaucoup moins fréquenté. Même panorama, encore plus large, sur les Ecrins, l'Oisans, les Aiguilles d'Arve...
Le but essentiel de la rando est atteint. Il est midi, nous pique-niquons au bord du lac.
Je propose alors l'extension "haute montagne" qui prolonge la rando des lacs
le Pic du Lac Blanc, 2980 m
Nous en avons plus ou moins parlé et comme le Grand Aréa n'a présenté aucune difficulté la veille, nous sommes de nouveau 7 à nous engager pour les 500 m de dénivelé supplémentaires. Par contre, le sentier qui s'offre à nous est nettement moins avenant que celui de la veille. Mais nous avons pris de l'assurance, aussi ne sommes nous pas le moins du monde rebutés par l'inclinaison de la pente qui nous attend. N., E. et Y. profitent, elles, des plaisirs du lac avant de redescendre à Névache.
Depuis le Lac Laramon, l’environnement a évolué. Il passe d’un paysage d’alpage totalement ouvert à un paysage de plus rocailleux. Au delà du Lac du Serpent, le sentier s’enfonce dans la caillasse d’un petit vallon. Il y longe le Rau des Gardioles qui alimente les 2 lacs précédemment rencontrés. Mais le torrent ne se voit pas : il serpente sous son lit de pierres. La pente est raide et on ne devine rien du sommet.
Au bout de la grimpette, le premier des 5 lacs des Gardioles apparaît, de même qu'un énorme bloc granitique, rocher tout en longueur, semblable à un énorme animal assoupi ou encore à l'ossature du nouveau centre commercial Steel de StE.
Cet endroit marque la fin de la verdure pour ouvrir sur un monde uniquement minéral. Le cheminement se poursuit toujours en rive droite pour surmonter un petit ressaut et accéder à un grand champ de gros blocs, coincé entre deux reliefs en sombres rochers. Le sommet est toujours invisible...Des cairns aident à la traversée et lorsque le paysage commence à s'ouvrir, nous pouvons repérer sur la droite la sente qui remonte dans les cailloux au col du Grand Cros, 2848 m. A cette altitude, l'étage alpin a fait place à l'étage nival.
Et là nous découvrons le Pic du Lac Blanc, (pas encore le lac) qui me semble encore bien, bien loin.
Du col, le Pic du Lac Blanc se gagne en suivant au mieux entre les rochers la crête des Gardioles. Nous n'irons pas jusqu'au sommet : le long passage sur la crête est délicat, pas de sente visible, il faut être vigilant, prudent, bien choisir le rocher où poser le pied. Je m'arrête lorsque j'aperçois en contre bas un lac. Je m'estime satisfaite car je pense que c'est le lac Blanc. En réalité ce n'est peut être que le dernier des lacs des Gardioles. Quoiqu'il en soit, nous avons atteint les 2900 m, c'est très honorable !!!
Et du coup, B. propose : "Pourquoi ne pas faire le Thabor ? Le Grand Aréa et le "presque" Pic du lac Blanc sont passés sans trop d'efforts. Si nous partons du refuge Laval à 2010 m, il ne restera que 1100 m+ pour le sommet". Je suis ravie ! Je n'aurai jamais proposé ce mont mythique des Alpes du Sud. Lors de mon premier séjour, Il y a 9 ans, nous n'avions pas osé nous y frotter. Aussi je saisis au vol l'occasion que m'offre B., tout en faisant remarquer qu'à partir de 2800 mètres, la montagne n'est plus un terrain de jeu. Nous allons évoluer dans un monde minéral, éboulis, rochers, pierriers. Mais c'est décidé, nous ferons le Thabor jeudi.
Sur le chemin du retour, j'imagine, contre l'avis de Ben., un scénario "diabolique" pour cette ascension du Thabor. Pourquoi ne pas faire une boucle : départ du refuge Laval et retour par la Vallée Etroite.
Je me rendrai compte plus tard combien cette idée était présomptueuse ! Nous laisserions nos voitures à Laval et deux autres véhicules devraient nous récupérer à l'arrivée. Je m'agite pour trouver un grand taxi, j'interroge la compagnie de transport locale, je sollicite Benoit à la Découverte.
Nous arrivons à Névache vers 18h. Juste le temps d'un brin de toilette et nous passons à table. Après le repas, conciliabule dans le jardin : comment organiser notre transport pour le Thabor. M. et Y. proposent leur aide, mais je prends enfin conscience de la difficulté de l'affaire et je renonce : nous ferons un aller/retour. D'ailleurs, le parcours en boucle tel que je le concevais, n'était pas réalisable en une seule journée, très, très, trop long.

Gardiole

lac et pierres

Gardiole

Gardiole
1/35



mercredi 19 aoûT, VALLEE ETROITE
lacs, gastronomie et tourisme
col des Thures et lac Chavaillon, polenta , lac Vert, Bardonecchia
C'est M. qui a programmé cette journée très diversifiée : rando le matin, repas au refuge, balade digestive au lac Vert et pour terminer l'après-midi, petite incursion en Italie. Nous partons donc pour la Vallée Etroite. Nous laissons les voitures au hameau des Granges. L'endroit est prisé , il y a foule. Dans la matinée, ce sont les randonneurs qui prennent le départ pour le fameux mont Thabor ou, comme nous, pour des balades plus douces. A midi et l'après midi, ce sont les touristes qui envahissent le village. Effectivement, le paysage est enchanteur, lumineux , la verdure des prés et des mélèzes souligne le blanc et gris des rochers, le jaune des pentes du Thabor.
Le village est dominé par la masse imposante du chaînon des Rois Mages. Cette crête se découpe en plusieurs sommets : la Pointe Balthazar (3153 m), la Pointe Melchior (2948 m), et la Pointe Gaspard (2808 m), et se termine par la Pointe des Quatre Soeurs (2696 m). Le coeur de la vallée est fermé au fond par le Thabor (3178 m) et la tour du Grand Séru (2888 m).
Ce qui est étrange dans cette Vallée Etroite, c'est qu'il est difficile de se savoir et de se sentir en France : tous les habitants sont italiens, de même que le réseau téléphonique, les radios, la cuisine. À l’origine dauphinoise, cette belle vallée haut-alpine, parallèle à celle de la Clarée a été cédée par la France au royaume de Piémont-Sardaigne en 1713. Ce n’est qu’en 1947 qu’elle redevient française à la suite du Traité de Paris.
Le but de notre matinée est le col des Thures. Le parcours est accessible à tous si bien que notre équipe est au complet, Ma. s'est jointe à nous. Du village des Granges (1760 m), nous prenons la piste qui monte à côté du refuge Terzo Alpini (1780m). Après avoir traversé le ruisseau de la Combe de la Miglia, nous poursuivons sur le beau sentier ombragé qui serpente dans la forêt. A la sortie de la forêt, la Vallée Etroite et ses massifs se découvrent dans toute leur splendeur. Au Col des Thures (2194m) nous découvrons le lac Chavillon.
Retour au hameau des Granges par le même itinéraire, plus rapide car nous sommes à la descente. M. a retenu pour nous une table au refuge I Rei Magi. Nous devons arriver précisément pour 12h15, sinon nous devrons attendre le deuxième service. Comme je l'ai déjà dit, il y a foule et ce sera encore plus vrai cet après midi au lac Vert. Nous commençons par un Apérol, ensuite polenta saucisse ou gibier, fromage, tarte myrtille, café et un délicieux limoncello servi glacé.
L'après midi, nous partons à la découverte du célèbre lac Vert.Les garçons ont déclaré forfait, et ils ont eu tort. L'endroit est mervellous. D'ailleurs il y a affluence sur le sentier ! Le petit lac est bien caché, on ne l'aperçoit qu'au dernier moment après une quarantaine de minutes dans la forêt. Il se blottit au pied des pierriers des Rois Mages. Sa couleur vert émeraude est due aux algues et au phytoplancton présents sur les troncs de mélèzes qui reposent au fond.
Au parking, nous retrouvons nos "endormis" et nous partons pour l'italie. bardonecchia est à une dizaine de kilomètres. Nous arpentons l'interminable rue piétonne, je n'ai jamais vu autant de bistrots ! La ville ne présente pas d'intérêt. Nous partons à la recherche de limoncello ou autre produit local à rapporter , pas facile de trouver une supérette Retour à Névache en fin de soirée et demain, c'est le grand jour !

bis lac vert

ers les Thures

les Rois Mages bis

bis lac vert
1/10
jeudi 20 aoûT, un defi : le Thabor
Aujourd'hui, nous tentons le Thabor, 3178 m, par les lacs et le col des Muandes 2811 m.
Les chalets de Laval à 2030 m marquent le terminus de la route de la vallée de la Clarée. Il n'est pas possible d'aller au delà en voiture. C'est de là que nous partons pour notre première étape
les lacs et le col des Muandes
Nous sommes 8 à prendre le départ. M., Y., N. et Ma. feront du tourisme à Briançon, de la balade ou du vélo. Pour nous ce sera une belle randonnée sauvage à travers alpages et chaos rocheux, jalonnée par 3 lacs.
Du parking nous prenons plein Nord en suivant un large chemin de terre parallèle au ruisseau. Ensuite le sentier s'élève sur la droite en pente douce et nous atteignons en 1 heure 30 le lac Long, vue sur le massif des Cerces . Nous contournons le lac par la gauche et poursuivons vers le lac Rond (2446m),. Une petite erreur de direction de Ben, mais nous parvenons malgré tout au lac des Muandes (2580m). Le sentier minéral devient plus raide jusqu'au col des Muandes (2811m). Au col, nous découvrons le sommet que nous convoitons, son voisin le Grand Séru (2845 m), la Roche Bernaude et les trois pointes de la Crête des Rois Mages en arrière-plan. C'est maintenant que commence la conquête du ...
thabor
Je rappelle à Ben ( c'est lui le guide) le conseil que m'a donné Benoit à la Découverte " ne pas suivre la nouvelle trace du GR qui descend à droite et rallonge le parcours mais suivre l' ancien itinéraire qui part à gauche à l'assaut du rocher du Chardonnet". Au col donc, je propose que nous nous arrêtions pour une solide pause ravito avant de nous engager plus loin. Le reste du groupe n'est pas d'accord : "11 h, c'est trop tôt pour manger". Je sais que les choses sérieuses commencent maintenant. Mieux vaut partir le ventre plein que vide ! Et aussi j'aime bien manger de façon fractionnée lorsque je dois fournir un effort long et soutenu. Je ne tiens pas compte de leur avis (je veux mettre toutes les chances de mon côté pour parvenir au sommet ) et je prends le temps d'un petit casse croûte. Les garçons, eux, repartent rapidement. Une fois restaurée, j'affronte la roche du Chardonnet, pas de trace visible, il faut progresser au mieux sur les énormes blocs. Au sortir de ce chaos, je découvre les garçons qui se sont finalement arrêtés pour pique niquer. Au vu du parcours relativement long qui nous attend, ils ont sans doute pensé qu'il valait mieux reprendre des forces.
Comme eux, je découvre donc le chemin qui mène à la cime. C'est tout d'abord un assez long passage rocheux en crête pour atteindre un col. Du col, descente dans un vallon où subsiste un large névé qu'il faudra traverser. Au bout du grand névé, pas de trace visible dans une déclivité assez raide en éboulis. On comprend que le sentier fait un contournement, il disparaît. Plus loin, la trace pour la longue traversée en dévers qui conduit au col de la Chapelle (2943m) est bien marquée. Reste une remontée assez raide jusqu'à la chapelle.
Ben veut s'assurer qu'il n'y a pas de risque, la pente en éboulis l'inquiète. Il avance sur la crête, pour mieux évaluer l'éventuelle difficulté qu'elle représente. Je le suis. Nous rencontrons bientôt un randonneur qui revient du sommet et qui nous assure qu'il n'y a pas de passage exposé. Et c'est parti pour le Thabor ! Nous nous arrêtons avant le névé pour terminer le pic-nic et attendre que les garçons nous rejoignent. Mais ils ne viendront pas. Quel dommage de laisser passer cette occasion ! Aussi nous poursuivons notre cheminement, moi péniblement sous l’œil vigilant et inquiet de Ben, lui, allègrement. On voit sur une des photos que je ne suis pas trop guillerette. Aussi comme je suis contente lorsque je m’assois sur les marches de la chapelle de Notre Dame des Sept Douleurs ! Le sommet est 50 m plus haut à 3178 m. Nous n'irons pas jusque là.
Retour par le même itinéraire. Le chemin à partir du col des Muandes me semble ne jamais devoir finir, je traîne... Et surprise, au parking, nous apercevons le reste de l'équipe qui arrive en même temps que nous. Ils ont mis plus longtemps que prévu, erreur de parcours. Ils nous félicitent, nous sommes heureux de les retrouver, c'est vraiment sympa ! Nous buvons un coup au refuge Laval. Arrivés au gîte, le temps d'une douche et tout de suite à table !
Belle journée et belle satisfaction pour moi d'être allée au bout !

lac Long

vers les lacs

grand névé

lac Long
1/11
vendredi 21 aoûT,
le meilleur pour la fin !
Un spectacle exceptionnel pour terminer le séjour...
Pour moi, la meilleure journée de la semaine mais elles étaient toutes chouettes !
La rando d'aujourd'hui est un délice : du soleil, un paysage pastoral, des lacs lumineux et un spectacle inattendu ...
lac de la claree, lac rond, lac du grand ban
L'équipe est réduite à 10, M. et Ma. partent ce matin. L'objectif de la journée est le lac des Cerces. Nous nous arrêterons avant. Départ du refuge des Drayères, 1910 m. Nous suivons le ruisseau de la Clarée , puis traversons une zone marécageuse grâce à une voie pavée. Deux anciens blockhaus de la ligne Maginot apparaissent dans la pente au dessus. Encore quelques lacets, nous franchissons le Seuil des Rochilles et arrivons au lac de la Clarée à 2433 m. Considéré comme étant la source de la Clarée, le lac est à la frontière de 2 départements, les Hautes Alpes et la Savoie. Comme le Thabor, on peut l'atteindre depuis Valmeinier. A partir de là, la montée est plus douce, nous longeons le lac Rond et nous nous arrêtons au bord du le lac du Grand Ban, 2460 m.
des moutons...a foison !
Pic nic , baignade... timide, sieste au soleil et nous décidons de redescendre. A ce moment précisément, nous entendons un bruit de sonnailles. Quelques moutons apparaissent, puis 10 puis 50, puis ils sont de plus en plus nombreux à surgir du haut de la crête. A combien les évaluer ? Cinq cent peut être...
Ils descendent sur la rive du lac pour s'abreuver. Parmi eux il y a quelques chèvres aux cornes torsadées. Vérification faite sur Internet, ce sont des chèvres de Rove, une race à petit effectif originaire des Bouches du Rhône. C'est un régal de les observer !
Nous prenons pourtant le chemin du retour avec une petite variante par rapport au chemin de l'aller et nous nous arrêtons comme tous les jours, au refuge de notre point de départ pour un petit coup à boire. Ce soir nous aurons le temps de prendre l'apéro : F. fête son départ à la retraite et moi, mon Thabor. Au menu ce soir, phénoménale raclette ! Et ensuite limoncello offert par E. !
samedi 22 aoûT,
on rentre a la maison
Nous quittons Névache en début de matinée. Chaque voiture est indépendante. B. s'arrêtera à Briançon, nous à Briançon et au marché de Bourg d'Oisans, Y. préfère les villages. Arrivée StE vers 17 h.
J'ai passé une super semaine, revigorante et riche de beaux moments .
Nous voilà tout neufs !
A bientôt pour d'autres aventures !

baignade

IMGmoutons au lac du Grand Ban

dernier apéro

baignade
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carte de nos randos : là où il y a des étoiles
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